Renforcement de la capacité technique de l’ONACC à mener des modélisations climatiques

Les études actuelles indiquent que la zone Soudano-sahélienne et la partie côtière du Cameroun sont extrêmement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques. Ces changements impactent négativement les secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, l’approvisionnement en eau qui constituent les principaux pourvoyeurs d’emplois et des revenus en milieu rural où vit plus de 70% de la population camerounaise. Les projections prédisent des conditions climatiques futures rudes aux horizons 2030, 2060 et 2090, avec des impacts encore plus importants sur les femmes et les filles du secteur rural. Afin d’accroître leur résilience face aux changements climatiques et renforcer leurs capacités de maintenir leurs moyens de subsistance, les populations affectées par les changements climatiques doivent détenir de l’informations climatologique robuste, précise, fiable et en temps réel.  

La mission de l’Observatoire National Sur les Changements Climatiques (ONACC) au Cameroun est de suivre et d’évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des changements climatiques et de proposer des mesures de prévention, d’atténuation et/ou d’adaptation aux effets néfastes et risques liés à ces changements. Ces missions se résument en deux axes qui trouvent leur ancrage dans le programme 361 « Lutte Contre la Désertification et les Changements Climatiques » du Ministère de l’Environnement de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). Ces axes sont :  

  • le suivi du climat et l’évaluation de ses impacts  
  • l’inventaire des émissions de gaz à effet de serre et le suivi de la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (voir onacc.cm). 

Malgré la réalisation d’un nombre importants d’initiatives depuis sa création en 2007, l’ONACC ne dispose pas de toutes les capacités techniques requises pour produire des services climatologiques robustes et précis aux échelles spatiales et temporelles et de les diffuser auprès des utilisateurs finaux en zones rurales.